18 Octobre 2014 : INDEED fait un break au soleil des Canaries

Vendredi 26 septembre 2014
Je quitte Cascais : jolie escale, mais note salée ! On m’avait annoncé le tarif journalier en arrivant, qui était le plus cher que j’avais payé jusqu’à aujourd’hui, mais au moment de payer on me dit que ce n’était que le tarif hors TVA, il faut rajouter en plus 23%...

Quand on est sur un yacht comme Indeed, on serre les dents, on dit « Oh my godness ! », mais on dit aussi « Crotte de bique ! ».

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INDEED, c'est la petite cible rouge - oui, une cible...

Je pars pour plusieurs jours, direction l’archipel de Madère, et cette première journée est absolument magnifique, ciel bleu, soleil.

Je dois affronter la « traversée du rail », un couloir d’une vingtaine de milles nautiques au large de Lisbonne, une autoroute à cargos ! Les bretons connaissent ça, on a la même chose au large d’Ouessant. Les dix premiers milles, les cargos descendent vers Gibraltar, les dix milles suivants ils montent vers Le Havre ou Rotterdam. J’essaie de couper le rail perpendiculairement, pour que ce soit le plus court possible. Visibilité parfaite, mer belle, et l’AIS me dit où passer pour ne pas agacer les pétroliers, tout se passe bien.
En fin d’après-midi, je suis au large. 9h du soir, je surveille encore, à quelques centaines de mètres devant moi, le passage d’un cargo de 294 m qui va vers Boston. Je vais à 3,8 nœuds, il va à 17 nœuds.

Nuit noire, le premier minuscule croissant de lune est déjà couché. Plein d’étoiles, la voie lactée. 4800 mètres de fond. Nuit paisible. J’ai pris un rythme de sommeil « grand large » : des paquets d’une heure et demie. Comme je ne suis plus sur la côte, ni dans une zone de pêcheurs ou sur le rail des cargos,  je suis seul au monde, plus un bateau à l’horizon, l’AIS ne sonne plus, le bonheur !
Je serai juste troublé par des libellules qui veulent absolument s’installer dans la cabine, attirées par la petite lumière des instruments allumés. Je finis par leur abandonner la table à cartes. Au lever du soleil, elles repartent, vers un trajet invraisemblable pour ces bestioles de quelques grammes !
 
2ème jour de mer, petit vent, mer belle, ciel bleu.
Cet après-midi j’ai croisé un troupeau de cétacés qui m’a laissé perplexe : pas des dauphins « tursiops », trop grands et trop lents, pas des baleines à bosses ni des rorquals, trop gris, pas des cachalots, un bel aileron dorsal, j’ai sorti mon guide des baleines, et c’était peut-être des « baleines à bec », une espèce qu’on observe rarement.

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L'AIS sur l'écran : "CPA" signifie Calcul du Point d'Abordage, en fait c'est le moment où on sera le plus près. Indeed est au milieu de la cible. J'ai mis 10° à tribord, je passerai derrière le monstre...

Nuit en mer. L’AIS a une conséquence curieuse, je découvre qu’il y a une grande densité de cargos au large, alors qu’avant je ne soupçonnais même pas leur existence, au delà de l’horizon ! 4 heures du matin, j’évite un cargo de 225 mètres, un autre de 166 mètres arrive, un troisième passe à quelques milles : eh oui, ma route entre Lisbonne et Madère croise celle qui va vers l’Afrique, vers Abidjan.

Le vent a monté ce matin, allure grand largue, ciel un peu moutonneux, Indeed avance bien. Je fais des petits calculs pour savoir à quelle heure j’arriverai à Porto Santo, la première île de l’archipel de Madère. Je ne veux pas arriver de nuit, et les nuits s’allongent quand on approche du tropique.
Je viens d’observer pendant un long moment un groupe de « dauphins tachetés de l’Atlantique », nouveauté, jusqu’à présent je voyais des dauphins communs, des «delphinus delphis».

Lundi matin, premier problème technique ennuyeux, j’ai perdu une latte de la grand voile, et juste au dessus du premier ris le coulisseau correspondant est apparemment cassé ou tordu. Je crois que je vais essayer de prendre ce premier ris, et j’arriverai à Porto Santo un peu sous-toilé, pas trop grave. Pour la suite, il va falloir que je trouve une voilerie : à Madère, ou à Ténérife ?
Voile « arisée », j’irai un peu moins vite, mais le tissu souffrira moins. Il me reste 160 milles nautiques à parcourir pour Porto Santo, et de là, 300 milles pour Ténérife !

Rituel du jour : je branche mon téléphone satellite à l’ordinateur pour charger le fichier météo et pour regarder éventuellement si j’ai un mail. J’en ai un, et même deux, de mon grand frère Joël : il m’annonce que Maman a fait une chute, fractures et contusions… C’est bien le satellite, sauf quand on est loin, à 2 jours d’un port… Je réponds à Joël, j’envoie un mail à Maman, c’est tout ce que je peux faire. J’attends, je me connecterai demain matin.

19 heures, je prends une douche chaude dans mon cabinet de toilette, le luxe !

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Ces merveilleux nuages...

Pour le moment, je me pose toujours des questions pour la suite : le Cap Vert et le Brésil ? Ou bien cap directement vers les Antilles, ou Trinidad, ou la Guyane ? Ou bien demi-tour à Madère pour revenir en Bretagne en passant par les Açores, cet archipel au milieu de l’Atlantique ? Je brasse ces différentes options…

Début de nuit avec la lune nouvelle. Je retrouve avec bonheur le sillage du bateau pétillant de phosphorescences.

Beau lever de soleil. Depuis 2 jours, le ciel est comme je l’aime, bleu intense avec des petits nuages colorés partout, ces merveilleux nuages, comme disait Charlie Baudelaire... (j'avais écrit Arthur dans un premier temps, mais ma correctrice sanctigervasopratine a réagi : "L'Etranger" - "Le Spleen de Paris"...)


Plus j’avance, plus le vent est exactement sur l’arrière, par rapport à la route que j’ai tracée sur ma carte, et c’est compliqué à gérer : soit je « tire des bords de grand largue », 30° à bâbord pendant une heure, puis 30° à tribord pendant une heure, soit je me mets pile vent arrière, mais là, la grand voile a tendance à passer d’un bord sur l’autre avec fracas, en particulier quand je ne la regarde pas. Tout ça est contraignant, et il me reste une journée de mer. Je change de technique, j’affale la grand voile, je ne laisse que le génois déroulé en grand, et ça marche bien : Indeed va presque aussi vite, il roule un peu, mais au moins les voiles ne claquent plus.

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Première vision de Porto Santo, première île du large.

Terre ! A 14 heures, par hasard je regarde droit devant, et je découvre l’île, à 40 milles nautiques. Visibilité excellente ! Porto Santo est une île montagneuse, et ses sommets émergent de l’horizon. Après plus de 4 jours de mer, je suis tout excité, même si les instruments et le GPS me l’annonçaient. Je vais arriver en pleine nuit, j’imagine une stratégie avec l’aide du guide : il y a une place disponible au ponton d’accueil, ou bien il y a une bouée libre au milieu du port, ou bien je ressors du port et je pose mon ancre à 500 mètres de là, devant la plage. J’aurais à préparer les 3 hypothèses, au cas où. Mais je n’aime pas ça, arriver dans la nuit noire, pas de marinero pour me prêter main forte… Non, le plus raisonnable, c’est de mettre une ancre, et demain il fera jour.

Mardi 30 septembre, minuit, je pose mon ancre à 200 mètres de la plage de Porto Santo, pas trop loin de l’entrée du port. Nuit sombre, d’autres bateaux sont au mouillage sans feux allumés, difficiles à repérer, j’ai choisi mon emplacement un peu au hasard. Il y a une légère houle, une petite brise, ça roule, mais ça devrait aller. Je range le bateau, et je me couche.

Nuit affreuse ! Le vent et la houle n’étaient pas de la même direction, alors pendant 3 minutes Indeed était face à la houle et tout allait bien, puis les 3 minutes suivantes il était face au vent et donc travers aux vagues, Indeed se mettait à rouler à me faire tomber de mon lit
À 6h30, debout, je me prépare à rentrer dans le port, un peu hagard. J’ai eu la sensation toute la nuit d’un temps épouvantable, le vent forcissant, les vagues enflant. Le jour se lève, petits nuages roses, brise sympathique, tout va bien. J’appelle le port à la VHF, un marinero m’attend au ponton, efficace et aimable, je m’installe pour quelques jours.

Porto Santo marque un changement complet après les ports du continent : tous les voiliers présents sont des voyageurs, alors l’ambiance est formidable sur les pontons ! Pour chaque nouvel arrivant, il y a, en plus du marinero, 2 ou 3 voisins qui viennent donner un coup de main pour tenir le bateau, prendre les amarres. Tout le monde parle à tout le monde, beaucoup se sont déjà rencontrés à Gibraltar ou à Lisbonne. Il y a un voilier américain, un autre australien, un lithuanien, des norvégiens, des allemands, des anglais, et plein de français, bien sûr !

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Mon vélo est devenu indispensable à mes escales, je le sors et me voilà parti au bout de l’île. Les batteries étaient déjà partiellement déchargées depuis Cascais, mais le vent est avec moi. Arrivé à la fin de la route, je fais une pause, j’admire l’îlot rocheux qui prolonge Porto Santo, et je vais boire un coca glacé au bar de la plage. Il est temps, je repars, mais rapidement les batteries sont à plat. Je fais le retour, 7-8 kilomètres, en mode vélo et contre le vent, courageusement !

Mes voisins de Fleur de Sail ont des questions informatiques, ça va être l’occasion de copiner ; on devrait se revoir aux Canaries.

Il y a des traditions qui se respectent, et en particulier les peintures sur les quais des grandes escales. Balum avait laissé sa trace ici en 2003, avec Raph on y avait ajouté la touche « Balum Piti » en 2013, Indeed va faire de même en 2014.

Samedi 4 octobre : je mets le cap sur le port de Funchal à Madère, une quarantaine de milles nautiques. Radio Ponton raconte que ce port est surchargé, alors par précaution j’ai réservé ma place par Internet, et j’en ai reçu la confirmation il y a quelques jours. La mer est un peu désordonnée, vent arrière, mais ça marche bien. En longeant la côte de Madère, une grande troupe de dauphins m’accompagne, je les identifie comme des dauphins « stenella » et ils sont formidables, ils sautent, ils sont partout.

J’arrive à Funchal en fin d’après-midi, et le marinero m’explique que, réservation ou pas, on est à la même place : Indeed est « à couple » contre le quai en 3ème position, puis le lendemain en 2ème position, puis finalement contre le quai, devant un escalier, ce qui est bien commode, tout compte fait. Avec la marée le « marnage » est de 2 mètres, il faut régler les amarres un peu lâches et contrôler en permanence les « pare-battage » pour que les marches en béton n’agressent pas la coque. Mais ces pare-battage ont tendance à se poser sur les marches… Je partirai avec quelques griffures.

Comme d’habitude il y a du bricolage en vue à bord : il faut que je remplace la latte de grand voile perdue, que je répare le coulisseau, et que je change la pompe des WC. C’est l’occasion d’explorer la ville.

La ville de Funchal, qu’on avait appréciée avec Raph l’an dernier, est toujours très plaisante, même si les travaux du front de mer ne sont pas finis.
Je me loue une petite voiture, et pars, en me perdant plus ou moins sur ces routes tortueuses et pentues, vers la côte nord, vers Santana.

Madère est une île volcanique et très rocheuse, et la côte nord tombe vraiment à pic dans la mer ; elle est moins urbanisée, c’est de la moyenne montagne rurale, et étonnamment ça me fait penser aux vallées de Tahiti ou même aux Marquises ! Des fougères arborescentes, des tulipiers du Gabon, des flamboyants, des bougainvilliers et des hibiscus, des bananiers, je retrouve les tropiques. Je rentre dans l’intérieur de l’île, la forêt est trempée d’humidité et les levadas, ces rigoles qui conduisent l’eau fraîche d’un côté à l’autre des versants, sont de vrais torrents. Une petite route sauvage me conduit au Pico de Areeiro, à plus de 1800 mètres d’altitude, je suis au dessus des nuages, il fait frais, et c’est très tonique.

Continuer ou demi-tour vers la Bretagne ? J’avais des « états d’âme », j’avais même dit à certains au mois de juillet que je voulais tout annuler et revendre Indeed ! J’étais mort de trouille, j’avais l’estomac noué, j’en avais les genoux qui se dérobaient à l’idée de repartir seul… Finalement, début août, je m’étais ressaisi : Indeed est un bon bateau, confortable, sûr, bien équipé, les coffres sont déjà chargés de provisions, et puis je sais faire, j’ai l’expérience de grandes navigations !
Mais je crois que l’aventure « Balum Piti » de l’année dernière n’est pas encore digérée. Cette navigation interrompue aux Canaries pour diverses raisons me pèse encore. J’avais dit que cette fois je partais en catimini, pour me donner la possibilité de faire demi-tour discrètement au cas où, mais je suis un bavard impénitent et pas mal d’amis, sans compter la famille, savaient !
Traversée du golfe de Gascogne facile, descente de la côte espagnole et portugaise en demi-teinte, trajet Cascais-Porto Santo un peu asthmatique, je me posais toujours des questions et laissais entendre dans des échanges de courriers que l’option Madère-Açores-Bretagne était à l’ordre du jour.
Le 5 octobre, Claude m’écrit : « Tu n'oublies pas tout de même que la règle première c'est le bien-être, le plaisir. Tu ne vas pas empoisonner tes heures, tes jours, si tu n'as pas une envie irrésistible. Si tu ne le "sens" pas, tu rentres !»
Et puis mon grand frère Joël me dit le 6 octobre : « Je comprends tes questionnements sur ton voyage. Un grand tour comme ça, il faut le sentir. D'un autre côté, c'est difficile de partir, alors renoncer en étant parti ? Pour ce qui me concerne, j'aime avoir un frère en mer, avec un beau projet, qui ne soit pas en train de barboter dans nos problèmes de tous les jours, pas marrants. Regarde la télé, c'est décourageant ! »
Je n’ai pas la télé à bord, mais je crois que c’est ce mail qui aura été le déclic, je continue !

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Indeed, Adelcar et "Je rêve donc tu vis", les 3 bateaux à couple à Funchal.

L’amarrage « à couple » crée des contacts obligés entre voisins, et c’est très agréable, d’abord avec « Tekameli » et son joyeux équipage. Dans les jours qui suivent je vais échanger des services informatiques avec Catherine de « Je rêve donc tu vis » : je partage mes découvertes sur la configuration de l’AIS, et elle me passe un logiciel qui me permettra de faire du «routage», la meilleure route à choisir en fonction de la météo. A l’occasion d’un apéro à son bord, Sylvette de « Adelcar » a fait griller des piments rouges doux, du moins le croyait-elle… Pour se faire pardonner, la fois suivante à bord d’Indeed, elle arrive avec des beignets de courgette fondants et délicieux.

Samedi 11 octobre 8h30, départ vers Ténérife, Marcel et Sylvette de « Adelcar » me donnent un coup de main et prennent ma place contre le quai. Auparavant, Marcel s’est levé à 5 heures du matin pour aider Catherine et Bertrand à larguer les amarres de « Je rêve donc tu vis », dure matinée !
Après m’être dégagé de l’abri des montagnes de Madère, le vent se lève, des nuages à grains et à averses arrivent : Indeed accélère, j’ai pris un ris dans la grand-voile, roulé un peu le génois, pendant plusieurs heures la vitesse va être entre 7 et 9 nœuds, et nous ferons même des pointes à 11 nœuds !
Dans l’après-midi le vent diminue ; tout irait bien si les vagues n’étaient pas si inconfortables, agitées et courtes : je n’arrive pas à trouver un cap qui calme le jeu, Indeed se tortille, roule, tangue nerveusement. J’abats, je loffe, j’empanne, rien n’y fait. Je prends mon mal en patience. Il fait beau, ça pourrait être pire…

Tout à coup, entre 2 vagues, je suis pétrifié : j’ai oublié d’annoncer mon départ aux douaniers ! Eh oui, je quitte un pays, je reste dans la zone Europe, mais je pourrais m’enfuir vers l’Argentine, ou l’Australie… J’envoie un mail à Marcel et Sylvette à Funchal, ils vont passer au bureau des douaniers, je ne serai pas recherché par Interpol. Ouf, merci le téléphone satellite !

2 nuits en mer : la lune est descendante, elle se lève un peu tard, mais quel plaisir, des nuits étoilées et bien lunées ! J’ai repris mon rythme, le minuteur sonne au bout de 90 minutes, je me lève sans problème, carte, instruments, exploration de l’horizon à la recherche des cargos – je n’en verrai aucun, seulement 2 voiliers pendant cette traversée, réglage des voiles, et retour sous la couverture, dans le carré transformé en divan géant.

Mes prévisions optimistes des premières heures me faisaient arriver dimanche soir à Ténérife, en fait je vais arriver lundi 13 octobre à 13h30, le vent s’est tellement calmé que les dernières heures se feront au moteur, l’éolienne ne tourne même plus. La mer s’apaise, Les mouvements du bateau aussi, je peux ranger le bateau pour faire une arrivée digne à Santa Cruz.
J’appelle sur le canal 12 le Santa Cruz Harbour Control pour signaler mon approche, je ne l’intéresse visiblement pas, je suis trop petit, puis j’appelle sur le canal 9 la marina Santa Cruz, et là 2 marineros viennent m’aider à amarrer Indeed, accueil sympathique et efficace !
Je m’installe ici pour une durée un peu floue : j’annonce à la capitainerie une escale de 15 jours, prochaine escale le Cap Vert. Se Deus quiser…

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le tourisme maritime, c'est aussi ça !

Je suis déjà venu ici en 2003 avec Balum : à l’époque on parlait de la marina del Atlantico, la capitainerie était installée dans des baraquements provisoires mais les pontons étaient bondés. En 2014, La capitainerie est très belle et semble à peine mise en service, mais la marina est à moitié vide. Je n’en connais pas l’explication ; peut-être que les travaux de modernisation du centre ville en sont la cause : une voie rapide entre le port et la ville en rend l’accès difficile, sauf pour ceux qui ont un vélo !
Avec Raphaël, l’année dernière, on avait constaté la prolifération de nouveaux ports de plaisance construits dans les 10 dernières années en Espagne et au Portugal : les plaisanciers ont plus de choix, alors peut-être…

Je retrouve Tékaméli et ses 4 équipiers, je viens à leur bord dès le premier soir avec une bouteille de vin de Madère : ils sont arrivés depuis quelques jours et ont épuisé leurs réserves ! D’autres bateaux rencontrés à Porto Santo arrivent et s’installent sur ces pontons un peu délabrés, des bateaux voyageurs, dont beaucoup de français.

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Un guanche authentique, si si.

Le fonds de commerce de Ténérife, c’est le tourisme, 70 % de son activité. Santa Cruz, la capitale, est une belle ville, et je prends mes repères, à pied ou en vélo.
Je repère tous les shipchandlers, ces boutiques spécialisées en accastillage de bateaux, Je visite les quartiers piétons, je vais faire un tour au Muséo de la Naturaleza y el Hombre qui a une belle collection sur les Guanches, ces premiers occupants des Canaries que nous avons découverts avec Raph l’été dernier. Il y a une salle un peu macabre, mais passionnante : beaucoup de momies ont été retrouvées et ont permis l’étude des maladies : les blessures, les fractures plus ou moins bien réparées, et la durée de vie moyenne – 30 à 35 ans

Hier soir, apéro à bord de Tho-Gaux, avec Francis et Nicole, ils viennent de Ste Marine ! Ce soir ils viennent visiter Indeed.
Dans les jours qui viennent, je vais louer une voiture : je veux visiter la ville de La Laguna, et Orotava que j’avais découverte en 2003, et puis je veux revoir El Teide, ce volcan qui est le plus haut sommet d’Espagne, 3718 mètres.

Et quand le soir tombe, je creuse le projet cap Vert-Brésil, et la suite. J’ai envoyé un mail de réservation à la marina de Jacaré, entre Recife et Natal au Brésil. Je prends mes marques.
Quand on arrive dans un pays étranger en bateau, on hisse le pavillon national à la poupe, et un « pavillon de courtoisie », celui du pays visité, dans les barres de flèche tribord : je viens de m’acheter les pavillons du Brésil et de Trinidad et Tobago !

Au Portugal comme en Espagne, on aime les statues dans les rues et sur les places, et on aime le bronze ! Il y en a  partout et on ne craint pas le style un rien pompier...

"Derrière l'horizon", le DVD qui retrace 20 ans de navigation autour du monde de Bruno et Catherine à bord de Nosy Bé

Depuis 20 ans, Bruno et Catherine naviguent autour du monde, à bord de leur Romanée Nosy Bé. J'ai croisé leur route à Tahiti en 2007-2008.

Si vous voulez visionner ce DVD évènement qui retrace leurs aventures, commandez-le d'un mail à contact@jourjproductions.com

28 € (25 € + 3 € de port en France métropolitaine).

Arlette Girault-Fruet a obtenu

le Grand Prix de la Mer 2015 pour

"La Non Trubada, la question des îles errantes dans les navigations d'autrefois"

octobre 2014 - CLASSIQUES GARNIER.

Toutes nos félicitations, Arlette.

Allez voir la page "Les îles perdues", on y parle de ce livre superbe, un bel objet. Et aussi de Tintin !

 

Les bonus vidéos

INDEED en mer d'Iroise

Quelques images d'Indeed dans les îles de la mer d'Iroise, avec le dauphin Randy à l'île de Sein en invité surprise.

Transat retour Açores - Bretagne :

Ambiance de la transat retour Açores-Bretagne, dans le carré, sur le pont ou devant l'étrave, il y a toujours quelque chose à voir.

Indeed au Royaume de Redonda - Une île déserte, et pourtant elle a un roi depuis le 19ème siècle. Une drôle d'escale.

Petite Terre - Sargasses, iguanes et barracudas -  Une réserve naturelle très protégée au sud-est de la Guadeloupe.

 La vie du récif des îles de Gwadloop - Un vrai bonheur de plonger sur le récif - un bonheur ? Non, un enchantement !

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Les dessous d'Indeed, tout ce que vous avez toujours voulu voir d'Indeed sans jamais le pouvoir, parce que vous avez peur de mettre la tête sous l'eau !

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Serpents de mer et colibris - le bonheur de voyager sous les Tropiques, c'est de contempler des animaux qu'on ne connaissait que dans les livres ou au cinéma, dans l'eau, dans l'air, sur terre.

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Quelques vues du Carnaval des écoles à Trinidad & Tobago.

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 INDEED et les dauphins, un rêve marin en vidéo en un clic.

Allez aussi voir les journaux de bord du mois d'août 2014 : Molène, Le Port Rhu, les Glénan...

"Favet Neptunus eunti" : "Neptune est favorable à ceux qui voyagent" !

Rue du Treiz à Douarnenez

48°05' Nord / 4°20' Ouest